Haut de page
18 Mai 2012, St Eric

-Dérives et Naufrages de l'Esprit-

Campagne membre

 

Bienvenue sur Dérives Et Naufrages De L'Esprit, un Kazeo reccueillant divers textes écrits par Oedipex, que vous trouverez pour la plupart sur

neil-ixam.spaces.live.com/ .

La particularité de ce Kazeo est de vous proposer à chaque fois un choix de 2 musiques exportées du site Deezer afin de coller au plus près des textes, soit parce que ces musiques ont été l'inspiration à l'origine de leur écriture, soit parce qu'elles illustrent l'ambiance et les propos tenus.

Vous pouvez vous référer à la fonction "Mes rubriques" dans la colonne de droite qui vous offre le choix de plusieurs portes donnant chacune accès à une catégorie de textes comme autant de mondes les sentiments peuvent créer.

Le dernier texte écrit se trouve sur cette page, un peu plus bas.

Pour connaître les dernières nouveautés, veuillez vous reporter à la rubrique "Mises à jour", ci-dessous.


Bonne Lecture!

Mises à jour

Une Colère Noire Article 22/11/2008




 

 

 

   Le regard fixe, le regard droit, le regard brûlant, sur son lit assis, l’aura qu’il dégage est à fuir.
L’ennemi est invisible mais là où il se trouve son malaise se fait ressentir, sa respiration difficile, la température monte.
Assis sur son lit ce qui l’entoure se noircit, comme brûlé. Une bulle se crée ainsi en guise de silhouette. On le voit à peine. Son lit se noircit, les motifs enfantins disparaissent, subtilisés par des morceaux carbonisés qui s’effritent et s’envolent vers le plafond. Pas une flamme, pas de feu, que la mort. La zone qui l’entoure est en expansion continuelle, la noirceur recouvre petit à petit tout le lit, et le mur sur lequel il est adossé dessine une auréole de ténèbres grandissantes.
   Là-bas, on étouffe. Respirer devient quasiment impossible. On est arrêté très vite dans l’inspiration et dans l’expiration. Il faut redoubler de petits à-coups pour faire rentrer le précieux air. Soudain la peau se détache. Elle part en lambeaux. Certaines parties noircissent. Certains endroits sont insupportables d’ardeur. Poils et cheveux se recroquevillent en colimaçon avant de griser et tomber puis éparpiller leurs cendres.
L’ennemi s’écroule, ne comprenant pas ce qu’il lui arrive, seul chez lui. Il ne pourra pas montrer aux gens la seule chose la plus incroyable qui ait pu lui arriver dans sa misérable vie de merde. Seul, même dans la mort.
Pousse un petit cri de douleur. Pousse-le, vas-y, pousse-le. Qu’il puisse sourire un peu, après tout ce que tu lui as fait. Maintenant dépecé, tu vis encore grâce à la même chaleur qui a détruit ton épiderme : elle t’a cicatrisé. Elle va poursuivre vers l’intérieur jusqu’à se retrouver. Ho, tu peux jurer… Sache qu’il t’entend. Il a conscience de toi depuis que tu lui as parlé comme ça. Il sait tout de toi. Cette mort, que tu arpentes, elle n’est pas de lui, mais bien de toi. C’est toi qui en es l’instigateur. En t’attaquant à lui, tu as signé ta mort.
De t’entendre, il en est encore plus furieux. Les souvenirs…
   Le matelas se désintègre, maintenant les yeux noirs il s’effondre, la noirceur envahit la chambre, le sol se troue à certains endroits fragiles, sa table de nuit disparaît en fumée.
   On a tout à coup une dent qui éclate.
   L’armoire de fer qui commençait à couler tombe un étage plus bas.
   Toutes les dents éclatent, certains fragments allant se planter dans l’antre buccale qui laisse s’échapper sa contenance en sang. On ne comprend pas ce qu’il se passe, on utilise ses dernières forces pour aller ouvrir la porte d’entrée.
   On le distingue à peine dans cette fumée noire étoilée de particules carbonisées. Tout s’effondre l’un après l’autre, les trous au plancher se font bien plus importants, à tel point qu’il tombe à son tour. La pièce du dessous est depuis longtemps dans le même état.
   On veut tourner la poignée, et pour respirer, et pour montrer au reste du monde la chose la plus incroyable qu’il lui ait été donnée de vivre.
Mais non, tu n’en auras pas la chance.
   La maison entière est noircie.

   On entrouvre la porte…
   Il sent la chaleur se rejoindre en son centre…
   On ouvre la porte…
   Il centuple de rage…
   Et personne ne t’a vu voler en poussière, emporté par le courant d’air, disparu à jamais sans laisser une trace de ta pitoyable existence sur Terre, ô toi, ennemi inutile et impuissant face à telle furie.

Soudain, quelque chose changea.
Il ressentait toujours de la colère… mais elle était différente… Et ce n’était pas de la fatigue…
Il perçut un pouvoir différent, presque opposé, et surtout…
Encore plus expéditif.
Car, comme pour l’avoir remercié d’avoir débarrassé la Terre d’une merde pareille, on le dota...


d’une colère Blanche.

 

 

 

 



Tags associés : colere, noire

J'kaz !
0
Samedi 22 Novembre 2008Poster un commentaire




 

 

 

Tous les 333 jours survenait au pays Dentelé la terrible bataille des tronçonneuses.

Cette coutume réunissait 777 combattants qui s’affrontaient avec des tronçonneuses. Les duels étaient musclés, parfois déséquilibrés, et voyaient la victoire du gros musclé abruti sur l’intello asthmatique deux ou trois secondes après avoir donné le premier coup. Les combats équilibrés eux en revanche pouvaient tenir sur la durée. Au final, seul un participant survivait, et il s’agissait bien évidemment du plus musclé, et, par conséquent, du plus abruti de tous les abrutis qui s’étaient affrontés. Il remportait alors le titre de « triple infini ». Il existait quelques fois de rares exceptions où aucun super abruti ne remportait cette épreuve du fait qu’ils étaient tellement exténués qu’ils s ‘écroulaient, la machine encore en train de tourner…

Mais cette spectaculaire épreuve qui parvenait à rassembler toute une famille devant son poste de télé s’arrêta il y a de cela 666 jours. En effet, excepté que cette coutume au demeurant fort sympathique faisait péter les plafonds des taux d’audience et de mortalité, il ne fallait pas ignorer la pollution qu’elle engendrait. Car une fois le championnat terminé, on regroupait tous les participants et on flambait la montagne humaine dans un gigantesque méchoui grâce auquel les spectateurs dans les tribunes pouvaient se régaler. Mais la fumée… La fumée noire que produisait ce barbecue, en plus de ne pas être agréable à l’odeur, détruisait la couche d’ozone.

Voilà, c’était mon texte écologique, puisque c’est la mode depuis quelques temps. J’ai mélangé actualité et histoire, je pense que je peux être fier de moi.
Et vive le sport !

Tags associés : Smort, national

J'kaz !
0
Mardi 04 Novembre 2008Poster un commentaire




 

 

 

Alors ma petite XXXXXXXXX, connais-tu l’expression « se faire scier la tête jusqu’à la ****** » ? Non ? C’est bien normal : ce n’est pas une expression. C’est ce qui va t’arriver très bientôt. Vois-tu, ou « remarques-tu », mes amis les fers te retiennent immobile sur cette table mitée, bloquent toutes tes articulations, tu ne peux donc plus bouger. Ce *** en plastique que j’ai bloqué dans ta petite bouche de traînée pour t’empêcher de parler est le symbole de toute ta vie : tu ne dois ton évolution parmi nous qu’en couchant et tu évolueras dans la mort en te rabaissant de la même manière, mais ne compte pas sur moi pour te ****** , j’aime les femmes qui ont la tête bien remplie, et non pas le v*gin, le *** ou la gorge…
Maintenant, pense aussi à l’image souillée de toi qu’auront tes proches lorsqu’ils te verront ainsi crevée remplie de morceaux de plastiques obscènes dans tous les trous et toutes les plaies. Ton vrai visage en fait.
Je suis impatient de savoir ce que diront tes rejetons, ton mari mainte fois cocufié, tes parents déshonorés…
A chacun son tour de jouir des malheurs d’autrui en détruisant sa vie.
En avant pour la torture…

Tags associés : Duchesse, trainee, spairm

J'kaz !
0
Dimanche 02 Novembre 20081 commentaire(s)


 

Ils sont tous implorants de ma pitié. Ils sont tous à mes pieds, figés dans des visages demandant grâce, ce à quoi je leur donne le coup. Des corps meurtris sur la place pavée pour un paysage de mort.
Alors que je vous enjambe, ma démarche baroque semble vous survoler; je traverse ce lieu semé de vos restes d'une fluidité gestuelle dérangeante, pareille à vos âmes s'élevant paraissent me soulever et vous surplaner.
Et comme par hasard, à l'instant où j'ai tenté de me glisser parmi votre foule après avoir débarqué, vous trouveriez étrange que je sois le seul rescapé de cette hécatombe.
Que ce soit un, que ce soit mille, je vous aurais tous tués de toute façon.
Vous gisez à mon passage, tombez sous mes pas, car à ma vue déjà vous mourez, tous vos organes se dessèchent, telle une malédiction.
Vos cadavres émanent l'atmosphère dans laquelle je jouis de me sentir enfin épanouir. A mon évocation implicite, vos joies se fânent. A mon nom prononcé, vous pâlissez, tandis que je récupère vos couleurs et me nourris de vos peurs.
Votre sang me suit et mes tiges l'aspirent pour me faire resplendir, moi, Black Rose.
Oui, vous pouvez le dire, ma présence vous empoisonne.

Tags associés : marche, funebre, pirate, maudit

J'kaz !
0
Lundi 13 Octobre 2008Poster un commentaire

Découvrez Danny Elfman!


 

Par ci par là, des corps découpés, des corps démembrés, mais ce qui intriguait le plus le pédopsychiatre qui déambulait dans le subconscient de son patient, c’était que tous les cadavres avaient leur cœur arraché.
Pas une couleur, un ciel bleu noir, des arbres morts, et des silhouettes inanimées couchées à perte de vue, mais tout semblait éclairé. Pas par un Soleil, mais plutôt de l’intensité de la Lune.
« Alors petit : quel est ton problème ? »
S’efforçant de rester professionnel devant toute cette « peinture » avec énormément de recul, et donc sans laisser s’exprimer aucun sentiment, il crut percevoir un détail.
Il s’accroupit.
Horreur.
Il reconnut la tête, ôtée de son buste écœuré et sans bras ni jambe, de son confrère.
Choqué, il se releva, les yeux rivés sur les morceaux de son collègue desquels il s’éloigna…
Et trébucha sur un corps. Encore un psychiatre. Le plus réputé de tout le pays cette fois-ci.
C’est alors qu’il comprit. Tous les éléments se mirent à leur place et tout devint évident. Tous les psychiatres, dont le seul point commun était ce gosse, qui avaient disparus, étaient morts dans le subconscient de ce dernier. Tout le sol de ce paysage meurtri était jonché de cadavres de psychiatres.
Mais avant qu’il ne pense à s’enfuir, au loin sur la colline, un peu plus éclairée que le reste, des éclairs s’abattirent, et un chevalier blanc sur un cheval blanc apparut.
La surprise du psychiatre fit place à du soulagement.
Il commença à rejoindre le chevalier quand celui-ci se dirigea à sa rencontre… et brandit son épée de sang.
Réalisant qu’il se trompait lourdement en demandant de l’aide à ce chevalier, le psychiatre fut stoppé dans son élan, anticipant ce qui allait bientôt lui arriver.
Au loin, le chevalier blanc intima à sa monture d’accélérer.
Le psychiatre reprit ses esprits et commença à faire demi-tour, gêné par l’instabilité du parterre de cadavres.
Le chevalier blanc ne tarda pas à arriver à sa hauteur, fit tournoyer son épée afin de s’échauffer avant de donner le coup… et frappa dans la jambe droite du psychiatre qui vola loin devant lui.
Lorsque le médecin s’aperçut qu’il venait de perdre une jambe, il était déjà trop tard. Il perdit l’équilibre et rejoignit ses confrères un peu plus bas.
Le cheval freina puis fit le tour du psychiatre. Le chevalier le regarda pleurer de souffrance quelques secondes avant d'ôter son casque.
Le psychiatre le reconnut.
Il n’était autre que le petit garçon lui-même.
« Alors ? » dit le garçon. « On veut me remettre sur le « droit chemin » n’est-ce pas ? Et vous maintenant, avec une jambe en moins : pouvez-vous arpenter MON droit chemin, celui que je prends à l’aide de ma blanche monture ?
- Ce sont tes parents qui nous ont demandés de t’intégrer…
- Formater.
- Mais regarde ici ! Tout est mort ! Tu ne peux pas avoir d’ami comme ça ! Tu ne peux pas t’intégrer à la société comme ça !
- Deuxième erreur. »
La lame rouge siffla et le bras droit du psychiatre tomba quelques mètres plus loin, suivi d’un cri épouvantable.
« Votre verdict ? » demanda le chevalier.
« Tu… tu… il n’y a pas… d’amour !
- C’est bien. Je ne vous arracherai rien de plus que le cœur. »
Le chevalier descendit sous le regard implorant du psychiatre et vint lui arracher l’organe battant avec les mains toutes de fer gantées.
Les éclairs s’abattirent sur lui une fois remonté sur la selle et il disparut.

Combien de psychiatres et d’hypnotiseurs avaient disparu, et encore aujourd’hui, avec la même prétention d'être le premier qui le guérira, après avoir croisé ce qu’ils nommaient « le cas » de cet enfant âgé de seulement 8 ans ?

Tags associés : chevalier, blanc, cheval

J'kaz !
0
Dimanche 28 Septembre 20081 commentaire(s)
Horloge